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Ghana/Exploitation illégale de mines d’or: La très controversée chinoise Aisha Huang mise aux arrêts à Kumasi

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Ghana/Exploitation illégale de mines d’or: La très controversée chinoise Aisha Huang mise aux arrêts à Kumasi

Par Florent Vioka Soncy

Près de 50.000 migrants chinois sont impliqués dans l’orpaillage illégal au Ghana selon une indication des autorités, qui précise qu’ils arrivent sur le territoire clandestinement pour la plupart avec de la machinerie lourde pour exploiter en toute illégalité l’or. L’un de ses migrants est Aisha Huang, 47 ans, appréhendée par la police à Ahodwo le quartier chinois très huppé de Kumasi.
L’information fait les choux gras de la presse depuis le 2 Septembre jour où la police a procédé à l’arrestation de Huang la « Galamsey Queen » -la reine de l’orpaillage au Ghana en compagnie de trois de ses compagnons chinois après des mois de filature.

Aisha Huang a fait l’objet, selon un communiqué de la police, d’une filature discrète depuis qu’elle a pénétré les frontières ghanéennes en Février dernier muni d’un visa togolais valide dans son passeport chinois via le poste frontière d’Aflao sous le nom En Huang.
Dans les faits, la reine des orpailleurs a déjà dans le passé, fait l’objet d’une déportation de la part des autorités policières vers la Chine par un vol direct au départ du KIA -Kotoka International Airport à Accra en Décembre 2018 après qu’elle fût reconnue coupable d’activité illégale liée à l’orpaillage.

Cependant, selon plusieurs médias ghanéens qui citent des sources au sein des services qui réglementent le secteur minier, dame Aisha est soupçonnée dès le 6e mois de sa déportation, de faire de fréquents mais brefs retours au Ghana via la Côte d’Ivoire. Elle a été plusieurs fois aperçue à Dadieso une localité située près de la frontière ivoirienne où des activités illégales d’orpaillage ont cours. Le jour de son arrestation à Kumasi, elle était sur la piste de certains de ses débiteurs selon des informations données par la presse.

Depuis plusieurs années, les administrations successives ghanéennes peinent à mettre fin au phénomène de Galamsey, ceci du fait de l’importante corruption dont le secteur est tributaire. Et pourtant à son arrivée au pouvoir en 2017, le Président Akufo Addo et son administration ont mené une lutte sans merci contre le phénomène en mettant sur pieds une force spéciale dédiée à cette cause et dotée de prérogatives requises afin de parvenir à des résultats satisfaisants. Et par ailleurs les autorités ont validé la déportation de plusieurs centaines d’individus clandestins de nationalité chinoise reconnue coupable de participation à l’exploitation illégale de minerais d’or.

Les activités liées à l’orpaillage sont déclarées dégradantes pour l’environnement qu’elles polluent sauvagement et très dangereuses pour les galamseyers –orpailleurs, par le procédé très toxique de mercure qu’ils utilisent.
Le président Akufo Addo a à plusieurs reprises fait mention du phénomène et de l’implication d’individus de nationalité chinoise. En 2019 au cours d’une interview accordée à des médias asiatiques, il réitérait l’engagement de son gouvernement à combattre le phénomène en précisant que « le Ghana et la Chine ont développé une très forte relation de partenariat. Toutefois, nous avons un gros problème avec l’implication chinoise dans des activités liées à l’exploitation illégale de minerais d’or au Ghana, et nous avons décidé de faire quelque chose à ce propos » ; des propos que rapportent le magazine Nikkei Asian Review en Janvier 2019.

Selon le ministre de l’information les galamseyers « qui opèrent dans l’illégalité sont estimés à 200.000 personnes, dont un quart (¼) de migrants de nationalité chinoise qui vivent majoritairement dans la clandestinité sur le territoire », soit au bas mot 50.000 individus. Le phénomène nourrit 1 ghanéen sur 11 selon d’autres sources gouvernementales, soit 3 millions de personnes sur les 33 que compte le pays en 2022.

Aisha Huang est arrêtée en compagnie de trois autres chinois et font face tous les quatre à une charge criminelle liée à l’exploitation illégale de mines d’or, de vente sans licence de l’or et de résidence illégale sur le territoire ghanéen. Ils sont toujours à ce jour aux mains de la police. Tous vivaient avant leur arrestation à Ahodwo reconnu comme étant un beau quartier qui sert de base à la communauté chinoise du pays. Le quartier est situé à 15 minutes de route de l’aéroport de Kumasi et sert de résidence et de base arrière à la plupart des galamseyers chinois.

Selon plusieurs sources policières, sous l’administration Mahama, la Galamsey Queen Aisha Huang a été arrêtée au moins trois fois pour les mêmes activités illégales liées à l’exploitation et à la vente de l’or. Mais, à chaque fois, est parvenue à se faire libérée sans aucune charge précise.

« Galamsey » est le terme déformé des mots « gather them and sell » pour rassemblez-les et vendez-les. C’est par ce terme que le ghanéen désigne les exploitations illégales de mines d’or qui sont opérées principalement dans la région Ashanti (Ashanti region).

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