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Environnement/Nouveau rapport GIEC sur le Climat: Quel avenir pour l’Afrique?

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Environnement/Nouveau rapport GIEC sur le Climat: Quel avenir pour l’Afrique?

Par Julien EVEGNON

Les lendemains de la conférence de la Cop26 de Glasgow sur le climat (31 octobre-12 Novembre 2021) pourraient bien s’écrire en pointillés pour la planète terre, si rien n’est fait pour réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat(GIEC) dans son nouveau rapport pointe du doigt l’inaction des décideurs. Ce document qui sonne plus que jamais comme un signal d’alarme, a fait l’objet d’une conférence virtuelle tenue le jeudi 3 mars 2022.

La rencontre a réuni des acteurs de la société civile, des experts-climat ainsi que des journalistes sur le Nouveau rapport du GIEC sur les impacts du changement climatique. La conférence a été organisée par Jeunes verts en collaboration avec 350Africa.org, Ecoconscience TV, l’ONG JVE et Enda Energie.

Les panélistes connus pour leur maitrise des questions liées aux changements climatiques et à la protection de l’environnement ont tenté de décortiquer le nouveau rapport du GIEC et surtout les impacts sur l’Afrique.

Tour à tour Aïssatou DIOUF, Séna ALOUKA, Hippolyte AGOSSOU et Christian HOUNKANNOU ont pris la parole pour se focaliser sur le Sénégal, le Bénin et le Togo. Il s’est agi notamment de faire ressortir les solutions communautaires pour remédier aux changements climatiques et l’approche de la campagne sur les énergies renouvelables.

Sur ce nouveau rapport, Aïssatou DIOUF, relève d’importantes avancées : ‘‘C’est un signal d’alarme. Une incitation à l’action. Le GIEC a mis l’accent sur l’adaptation. C’est une forme de reconnaissance que l’adaptation est légitime. Il y a un focus plus poussé sur l’Afrique, ce qui est nouveau dans ce genre de rapport avec des données bien précises. Le GIEC intègre également des aspects liés à l’économie, la justice sociale en lien avec l’adaptation surtout par rapport aux pays africains. Le GIEC nous montre qu’on a encore la possibilité d’agir, de nous adapter. Pour qu’on continue de s’adapter au changement climatique, il faut qu’on soit sur une trajectoire de réchauffement à 1,5 degré et là on n’y est pas. Les décideurs ne doivent pas juste prendre acte. Ils aller au-delà doivent traduire ce rapport à une politique publique. Cela permettra aux communautés les plus affectées par le changement climatique de renforcer leurs résiliences’’.

Même son de cloche pour l’autre panéliste. Séna ALOUKA lui, propose des solutions internes à l’Afrique: ‘‘Le temps de l’action judiciaire est arrivé. Selon Antonio Guterres, ce rapport(GIEC) démontre la démission, l’abdication criminelle des leaders. Le multilatéralisme est mis à l’épreuve. Il y a nécessité d’aller vers une justice climatique fondée sur la responsabilité historique. Le Mali, le Togo le Tchad, le Sénégal et le Burkina Faso peuvent se prendre en charge eux-mêmes. Il suffit que le Togo par exemple coupe la moitié de toute l’évasion fiscale. Chaque année c’est 20 milliards de FCFA par an qui sortent  du Togo sans taxes, sans traces. Si on affine les pratiques de collectes de fonds à l’interne, le  Togo peut financer totalement son développement et la résilience climatique, voire aider ses voisins. Oui pour le multilatéralisme, mais il faut cesser de croire qu’un monsieur viendra financer le développement des pays africains. Nous continuons tout de même par le marteler,  les pays qui sont responsables de la crise climatique doivent être tenus pour coupable et par conséquent doivent payer la juste somme qu’il faut’’, a insisté M.ALOUKA

La décentralisation dans les pays africains peut aussi être une solution à la résilience climatique. Les projets de développement communal doivent dans ce cas intégrer la question de changement climatique dans leur élaboration.

Rappelons que le GIEC est un organisme intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de l’ONU. Il regroupe actuellement 195 états.

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