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Togo/ Grève de 72h à Diamond Cement Togo : Employés et employeurs à couteaux tirés

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La grève comme ultime arme pour les employés, ceux de la société Diamond Cement Togo, la tiennent solidement dans leurs mains depuis ce mercredi 30 juin 2021. Un mouvement de cessation de travail prévu pour durer 3 jours secoue en ce moment la société d’exploitation de ciment installé à Dalavé dans le Zio. Et si la direction de la société ne prenait pas la mesure de la situation, la grève est reconductible selon les organisateurs.

Ils sont près de 200 employés contractuels comme permanents au sein de ladite société à dénoncer les conditions exécrables dans lesquelles ils assurent leurs devoirs quotidiens. Voilà 10 ans qu’ils travaillent sans contrat, sans protection sociale et donc sans lendemains probants dans une entreprise minière dirigée par des expatriés. Pire, les employeurs et les sous-traitants se rejettent la responsabilité de la régularisation de la situation des employés. Lors du lancement de la grève ce mercredi, on pouvait lire la déception, le dépit voire l’usure sur les visages des grévistes. Ils en appellent donc à l’aide au plus haut sommet de l’état : ‘‘ nous appelons au secours le chef de l’État togolais, lui qui prône tant le travail décent, qu’il nous vienne en aide’’, a lâché un ouvrier de Diamond Cement Togo. A l’appel à grever du Syndicat Démocratique des Mines (Sydemines), les employés ont donc répondu massivement. Nous irons plus loin si notre cri d’alarme n’est pas entendu. ‘‘La grève n’est que le début de ce mouvement de débrayage. Nous sommes togolais, nous voulons travailler et réaliser. Et si l’employeur menace ou remplace le personnel gréviste par un autre, ce que nous n’osons pas imaginer, alors ce sera inacceptable pour nos syndiqués’’, a affirmé Messan Sédonou, secrétaire général Adjoint du Sydemines.

Il est rapporté également que 4 employés sont décédés depuis Janvier 2021 et les accidents de travail devenus légions. Pour ceux qui ont perdu la vie, la direction de la société n’a pu trouver aux familles éplorées qu’un accompagnement de 50 000 FCFA.

A y voir de près ce mouvement de grève n’est que le résultat d’une sempiternelle situation sociale souvent tendue dans les sociétés de la zone franche ou minière au Togo. Le dialogue social, le respect des conventions internationales auxquelles le Togo est partie prenante peuvent qui sait, sauver ces togolais qui ne demandent qu’à travailler.

Julien EVEGNON

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